Mardi, j’ai 30 ans


je vous en parle / samedi, janvier 19th, 2019

{Cet article a été écrit en septembre 2018 mais bizarrement, jamais posté…mieux vaut tard que jamais!} 

Hello ! Un peu de lecture pour les courageux(ses) ! En même temps, je vous poste quelques photos de mon look du jour que j’ai mis sur Instagram tout à l’heure (ça fait un peu de couleurs et puis en même temps, ça peut vous donner quelques idées). 

J’ai 30 ans mardi. 30 ans. En fait, c’est dur pour moi, c’est bête mais j’ai encore l’impression qu’hier, j’avais 19 ans. Je vais balancer quelques souvenirs en vrac. Les premiers qui me viennent en tête et je vous invite d’ailleurs à faire la même chose, des fois, vous pouvez avoir des surprises. Il ne faut pas censurer (bon là, je ne mettrai que des souvenirs qui sont décemment racontables mais évidemment, si vous le faites pour vous, dans votre petit cahier bien planqué au fond de votre tiroir à chaussettes, vous pouvez noter tout ce qui vous passe par la tête).

Premier souvenir : j’ai 7 ans (presque 8).

Je reviens de chez Papi et Mamie à Briec et ils m’ont offert un VTT rose. Nous sommes allés l’acheter cet après-midi et ma soeur en a un presque identique mais à roulette car elle n’a encore que 3 ans et demi. Je suis trop fière, j’ai déjà fait un tour dans la ferme de mes grand-parents avec mon vélo rose, genre cheveux aux vents, mon grand-père qui court derrière en mode “ouh elle va un peu trop vite là quand même” (c’est comme ça que je m’en rappelle) sans freiner ni rien, j’ai fait tout un tour à fond les ballons et me suis arrêtée tranquillement devant la voiture, avant de repartir pour chez nous, à Audierne. Arrivée à la maison, ma seule préoccupation, c’est de faire mon parcours habituel (c’est à dire passer dans la rue où habite ma copine, pour pouvoir lui faire coucou et lui montrer mon nouveau VTT rose avec lequel je vais pouvoir crâner un max). Je dis bonjour à mes parents et enfourche mon vélo. Je leur dis de bien me regarder car je vais super vite avec mon nouveau vélo et que je vais voir Nathalie pour lui montrer comment il est super beau. Je descends la rue qui est très, très, très en pente et là, panique : mon vélo prend une vitesse folle et le frein, qui est neuf, n’est pas du tout réglé. Impossible de freiner. J’ai 2 possibilités : soit je continue ma descente mais elle peut durer très longtemps car la rue est très longue et très en pente (ça risque d’être dangereux car il y a des voitures)…ou je tourne mon guidon un poil vers la droite et je me prends le mur de la première maison de la rue perpendiculaire à la mienne. J’ai donc choisi la 2ème option. J ‘entends encore mon père crier : “mais FREINE !” et moi je dis “mais je peux pas” et BAM. Ma tête dans le mur, puis la barre du vélo dans mon entrejambe et paf, sur le sol. Je n’ai pas voulu toucher à mon vélo pendant près d’une semaine.

Deuxième souvenir : j’ai 18 ans

Je rejoins ma copine Katell sur le parking car on va boire un coup au bar car après une rude semaine de cours, on l’a bien mérité, hein. J’ai une paire de ballerines pointues vernies achetée 10 balles dans la semaine et elles sont très glissantes (mais j’en ne le sais pas encore). J’aperçois Katell à l’autre bout de la place devant l’église. Je crie et cours vers elle pour faire l’andouille (mais une andouille quand même élégante avec mon slim bien taillé, mes ballerines et mon sac à main bien choisi ) et (vous l’avez déjà deviné), je glisse et m’étale sur le sol, en plein milieu de la place.

Deuxième souvenir : j’ai 7 ans

J’ai 7 ans et je rends visite à ma voisine Anne-Marie. Elle a un petit chat dans son jardin et ne sait pas quoi en faire. C’est un petit siamois adorable. Je supplie ma mère de l’amener à la maison. Papa aime pas les chats et elle non plus, mais elle accepte car c’est vrai que celui-ci est vraiment  très mignon. Je joue dans la chambre à la Barbie pendant que ma mère nettoie le tapis car le chat a fait caca dessus dans les 4 coins et elle est en pétard. J’ai tellement peur qu’elle le renvoie chez la voisine que je ne le quitte plus, on apprend que c’est une femelle et on l’appelle Picorette mais je ne sais pas du tout pourquoi. Je lui apprends à rester sur mon épaule et me promène avec ainsi dans le quartier, ce que les gens trouvent rigolo et mignon. Mon père aussi a accepté l’idée et depuis que Picorette a compris que le tapis n’est pas une litière géante de luxe, les relations sont moins tendues entre le chat et ma mère. Un jour, je regarde M6 chez Nathalie, ma voisine (ma télé ne capte pas m6 donc je squatte tous les mercredi après midi chez Nathalie). Picorette ronronne dans le creux de mon cou. Oui, j’ai le droit de l’amener avec moi chez la voisine. Bizarre. Ma mère arrive et me dit « y a une dame qui a perdu sa chatte et c’est peut être Picorette », je dois la lui rendre. Je pleure et ma copine aussi, pendant que ma mère prend ma petite chatte et la ramène chez nous pour être rendue à sa propriétaire. Je suis déboussolée. Je regarde la télé en priant pour que la dame m’offre son chat. On entend à nouveau frapper à la porte. Ma mère tient le chat dans ses bras et me le donne : « c’était pas son chat, tu peux garder Picorette ». Incroyable.

Mon look : 

  • top zara collection été 2018 – acheté en solde
  • jean vintage Cimarron coupé, acheté en vide-grenier (4€)
  • foulard en soie d’occasion acheté chez Emmaüs
  • sac collection printemps ELORA
  • mules Asos pointues – achetées en solde
  • lunettes Paul and Joe

TO BE CONTINUED…

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